L’écologie dans le judaïsme
n’est pas un principe rapporté, l’écologie
en est un des piliers. Nous allons en donner quelques détails
les plus marquants.
Dès les premières lignes de la Bible, la création
de l’univers et des vivants est énumérée
suivant un ordre bien précis, l’Homme apparaissant
en dernier.
Ceci n’est pas un hasard dont chaque mot trouve sa signification,
les écrits voulant souligner dès le début de
son histoire que l’homme n’avait aucun droit «d’
aînesse » sur les autres créatures et qu’il
devait en être respectueux. Quel est notre comportement aujourd’hui
? Y a-t-il sur notre Planète une seule espèce vivante
qui ne soit pas victime de notre inconduite écologique ?
Les lois alimentaires juives sont d’ailleurs en partie basées
sur ce respect limitant le nombre d’espèces vivantes
consommables.
Un deuxième exemple est donné par la notion de repos
hebdomadaire.
Dieu ayant clôturé sa création trouva nécessaire
de se reposer le septième jour.
Le repos du septième jour est la volonté du Créateur
d’imposer à l’homme chaque semaine un temps de
repos complet obligé, temps où tout travail de création
est exclu, ce qui explique l’interdiction de l’usage
du feu. Ce repos du Chabat (littéralement : faire grève)
doit permettre à l’individu de s’échapper
des tâches profanes de la semaine et de pouvoir également
cultiver son esprit afin de se rapprocher de son Créateur
et d’admirer ses œuvres.
L’activité de l’Homme se doit d’être
équilibrée entre domination de la matière par
le labeur sans en être esclave et conserver une liberté
de temps afin de cultiver l’esprit.
Nos sociétés sont construites à l’envers
: nos conquêtes technologiques nous ont-elles véritablement
libérée du joug du labeur pour nous permettre de nos
élever ou plutôt ne nous ont-elles pas aliéné
à une société de consommation sans conscience
?
Je citerai un dernier point concernant le respect que doit l’Homme
vis-à-vis de celle qui lui donne sa nourriture, la terre.
La loi de Chmita impose un repos complet à la terre tous
les sept ans permettant ainsi à cette dernière de
se régénérer.
Toutes les lois relatées par la Bible et les commandements
qui en découlent impose à l’Homme un véritable
code de vie vis-à-vis de ses semblables mais également
vis-à-vis de son environnement, il possède le libre
arbitre de le respecter où de l’enfreindre, dans ce
cas « la Terre le vomira » (Deuteronome).
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