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CLe droit de l’environnement, à
l’instar des autres branches du droit, est l’expression
formalisée d’un problème de société.
En l’espèce, il est la conséquence d’une
prise de conscience du caractère limité des ressources
naturelles, ainsi que des effets néfastes des processus de
production et de consommation sur la nature et sur la santé.
Ce domaine particulier de notre droit pose continuellement la question
du bien-fondé de notre mode de développement, sanctionne
les comportements nuisibles à l’intérêt
de l’Humanité, et plaide pour un changement qualitatif
des fondements de nos systèmes économiques.
Le chercheur en droit de l’environnement est avant tout l’observateur
privilégié des rapports, souvent conflictuels, qui
existent entre l’intérêt économique et
la préservation de la nature et de la santé. L’évolution
du droit agit comme un thermomètre sociétal, mesurant
le degré de priorité accordé aux enjeux environnementaux.
A cet égard, l’adoption récente de la Charte
constitutionnelle de l’environnement nous permet de mieux
déterminer le niveau d’implication de la France dans
la résolution des crises mondiales qui nous menacent.
Toutefois, la recherche en droit de l’environnement ne se
cantonne pas uniquement à un rôle de spectateur. Elle
est également une force de proposition, dont la finalité
est de réconcilier l’économie de marché
avec la préservation de la nature. En réintroduisant
la notion d’éthique au cœur du débat, elle
cherche à garantir à chacun un droit fondamental à
un environnement sain.
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