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CL’évolution darwinienne semble
avoir éliminé les organismes qui n’ont pas l’instinct
de conservation. Or la conscience écologique est une forme
d’instinct de conservation, plus altruiste et élargi
pour prendre en compte non seulement la conservation de l’individu
qu’elle habite, mais celle des écosystèmes et
des générations futures, de même que les prédateurs
sont nécessairement peu nombreux dans les écosystèmes,
sous peine d’éliminer leur source de nourriture et
de se manger entre eux, les humains qui n’ont pas été
touchés par la grâce de la conscience écologique
deviendront nécessairement très minoritaires.
En attendant, l’inconscience écologique apparue depuis
un siècle avec le pétrole, la gabegie résultante
des transports, etc... va continuer à dégrader l’écosystème
planétaire, et la qualité de vie humaine, jusqu’à
ce que les gaspilleurs , pollueurs, etc… deviennent suffisamment
minoritaires pour l’instauration d’un nouvel équilibre,
impliquant une nouvelle éthique. Il sera durable si cette
éthique modère l’évolution des techniques,
en évitant les courses aux armements, aux pesticides, et
autres fléaux des siècles passés. Mais cette
évolution éthique sera aussi influencée par
le génie génétique, qui rend l’homme
capable de piloter sa propre évolution.
A court terme, un problème immédiat
est d’éviter les guerres généralisées
que pourrait induire la fin du pétrole.
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