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Les rapports avec la nature évoluent au cours de l’histoire
humaine suivant les bases technologiques des sociétés.
Dans les sociétés primitives les hommes entretiennent
des rapports de participation avec la nature dont ils se sentent
être intimement partie et dont ils essayent, pour leur survie
(lutte contre les maladies, chasse, etc.), de s’approprier
les forces par des rituels (transe) et l’intermédiaire
des chamans. Dans les sociétés agraires, alors que
les technologies ont progressé, les hommes entretiennent
des rapports de composition avec la nature, dont ils tirent parti
dans les cultures, l’élevage,… mais tout en respectant,
en général, les équilibres écologiques,
condition de la survie à long terme. Avec les sociétés
industrielles s’instaurent des rapports de mobilisation de
la nature, l’homme s’en sentant « maître
et possesseur », comme l’annonce Descartes. L’exploitation
sans retenue des ressources naturelles sous toutes leurs formes
a fini par détériorer gravement l’environnement
tandis que la croissance économique vient buter sur des limites
physiques. Confrontées à ces problèmes, les
sociétés recherchent les conditions d’un «
développement durable », tandis qu’avec l’ère
post-industrielle se dessinent des rapports de programmation de
la nature induits par la généralisation de l’informatique,
le développement du génie génétique,
etc. Les civilisations contemporaines, suivant leurs systèmes
de valeurs et leurs niveaux de développement, sont différemment
et inégalement armées pour faire face à la
situation. Les civilisations occidentales pourraient rencontrer
plus de difficultés que les autres pour procéder aux
ajustements nécessaires, et notamment plus de difficultés
que les civilisations asiatiques -- le Japon et l’Inde en
particulier.
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