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LDES SOCIETES PRIMITIVES AUX SOCIETES POST-INDUSTRIELLES :

L’EVOLUTION DES RAPPORTS AVEC LA NATURE

 
   
..: Par Jean-Eric AUBERT :..
 


Les rapports avec la nature évoluent au cours de l’histoire humaine suivant les bases technologiques des sociétés. Dans les sociétés primitives les hommes entretiennent des rapports de participation avec la nature dont ils se sentent être intimement partie et dont ils essayent, pour leur survie (lutte contre les maladies, chasse, etc.), de s’approprier les forces par des rituels (transe) et l’intermédiaire des chamans. Dans les sociétés agraires, alors que les technologies ont progressé, les hommes entretiennent des rapports de composition avec la nature, dont ils tirent parti dans les cultures, l’élevage,… mais tout en respectant, en général, les équilibres écologiques, condition de la survie à long terme. Avec les sociétés industrielles s’instaurent des rapports de mobilisation de la nature, l’homme s’en sentant « maître et possesseur », comme l’annonce Descartes. L’exploitation sans retenue des ressources naturelles sous toutes leurs formes a fini par détériorer gravement l’environnement tandis que la croissance économique vient buter sur des limites physiques. Confrontées à ces problèmes, les sociétés recherchent les conditions d’un « développement durable », tandis qu’avec l’ère post-industrielle se dessinent des rapports de programmation de la nature induits par la généralisation de l’informatique, le développement du génie génétique, etc. Les civilisations contemporaines, suivant leurs systèmes de valeurs et leurs niveaux de développement, sont différemment et inégalement armées pour faire face à la situation. Les civilisations occidentales pourraient rencontrer plus de difficultés que les autres pour procéder aux ajustements nécessaires, et notamment plus de difficultés que les civilisations asiatiques -- le Japon et l’Inde en particulier.

 

 
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