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Les premières lignes de la Bible imposent
la vision d’un monde créé par Dieu : Eden L’homme
y est au centre et ce monde lui est offert mais non comme un lieu
de seul agrément. Dieu lui en confie l’entretien. Adam
est un « jardinier » qui est appelé à
continuer l’œuvre divine par son activité. Il
doit « cultiver et garder » Eden (Genèse 2-14)
en reconnaissant qu’il en fait partie par sa nature même.
D’ailleurs son nom l’indique, Adam signifie «
le rouge » de la couleur de l’argile ou encore «
le glaiseux » lui qui n’a rien qui ne vienne de la terre
à part l’esprit que lui donne le pouvoir de nommer,
de comprendre. Mais cette reconnaissance d’une communion d’origine
avec le monde qui l’entoure, n’est pas une simple ressemblance.
La faute qu’il commet, en trahissant la charge confiée,
fait apparaître un autre lien. En bravant l’interdit,
c’est tout Eden, humanité comprise, qui est atteint.
Le monde est blessé par la faute de l’homme qui n’en
a pas respecté l’harmonie, harmonie dont il était
la composante majeure mais surtout dépendante. L’évangile
reprend ces thèmes faisant du salut apporté par le
Christ une restauration de la nature toute entière. Il y
a d’ailleurs un thème écologique dans un des
récits de la Résurrection de Jésus.
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