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L’eau, composante majeure de la matière
vivante, source de vie, véhicule une certaine ambivalence
: selon le cas, l’eau peut être sacrée ou profane,
voire profanée ; elle peut être fécondante ou
destructrice par excès ou par manque. Dans les pays de la
Méditerranée où l’eau est une denrée
limitée eu égard au climat, au nombre des habitants,
ne conviendrait-il pas de rappeler son caractère sacré
évoqué dans les grandes religions et, en particulier,
dans les trois monothéismes : judaïsme, christianisme
et islam, pour limiter les gaspillages, les pollutions et proposer
une gestion raisonnable de cette ressource rare et mal répartie
? les réponses techniques sont-elles les seules possibles
?
Des exemples de la charge symbolique de l’eau seront pris
en Méditerranée et notamment dans les pays du sud
où les hommes ont appris à composer avec la rareté
de la ressource : systèmes de stockage, de drainage, d’appropriation
foncière, etc..
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